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Morsan : une aide pour travailler en toute sécurité

le 28 février 2020

Installé à Morsan, au cœur du Lieuvin, Sylvain Marescal compte beaucoup sur ses 40 vaches laitières pour assurer l’avenir de son exploitation. Il vient de bénéficier d’une aide départementale pour l’achat d’un parc mobile.

Installé depuis octobre 1994 sur la ferme familiale à Morsan, Sylvain Marescal, travaille seul sur l’exploitation. « J’ai repris un peu par obligation, beaucoup par esprit d’indépendance et il faut bien l’admettre, parce que je suis tombé dedans quand j’étais petit… » Sylvain Marescal fait un peu de polyculture, blé, orge, colza, maïs, mais compte beaucoup sur ses animaux pour lui assurer ses revenus. L’an passé, ses 40 vaches laitières lui ont permis de vendre à Lactalis (anciennement Nestlé), 297 000 litres de lait. Une « référence contractuelle » (terme qui a remplacé le fameux quota) insuffisante : « L’année dernière, en fin d’année, j’ai fait un don de 3000 litres aux restos du Cœur et le surplus, je l’ai jeté. Ce n’est pas motivant… Quand on sait le travail que représente l’élevage, ça fait mal au cœur. Tous les jours 7 jours sur 7, je suis aux vaches à 7 heures du matin et le soir, je rentre rarement avant 21heures.  » Heureusement, cette année, Sylvain a pu obtenir 50 000 litres supplémentaires. Un surplus appréciable au moment où le prix du lait augmente légèrement : « Depuis octobre, les 1000 litres sont payés 350 euros alors qu’il y a deux ans, c’était moins de 30 euros. »

Le lait a encore de l’avenir ?

Pour Sylvain, l’exploitation n’est pas assez grande et son « droit à produire » insuffisant pour justifier l’achat d’un robot : « Le lait ne paie plus assez aujourd’hui. Même avec des robots, beaucoup d’éleveurs arrêtent les vaches. A la ferme, le robot c’est moi. » Et pourtant, Sylvain Marescal croit encore à l’avenir du lait : « Je me dis que si tout le monde arrête à cause du prix insuffisant du lait et des contraintes que représente la traite, c’est le moment pour moi de continuer. L’avenir, peut-être me sourira… » Mais une mauvaise chute, il y a quatre ans, en élaguant des arbres, lui a laissé des séquelles physiques : « Il faudrait que je me fasse opérer mais je ne peux pas m’arrêter longtemps, je travaille seul. « 

Une subvention qui tombe bien

Alors, il compte sur la technique pour l’aider : « Grâce à l’aide départementale accordée aux agriculteurs, j’ai pu investir dans un parc mobile avec un quai d’embarquement de qualité. Avec ce parc, je peux charger seul les animaux dans les prairies et éventuellement, soigner une bête malade grâce à un passage étudié pour. Et de façon sécurisée. Avant, je demandais à ma femme. Mais elle devait m’aider après sa journée de travail et ce n’était jamais de gaieté de cœur.  » Une subvention de 40% du Département appréciée dans un contexte plutôt difficile : « Je n’aurais jamais investir dans un parc aussi sophistiqué sans l’aide du Conseil départemental. La procédure a été simple et rapide. Je trouve qu’on n’est pas assez au courant des aides possibles et c’est dommage. « 

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